Sir Gueraint

Sir Gueraint
Le Chevalier Secourable

Sir Geraint est le fils ainé du Roi Erbin de Dunmonia.
Après la mort de sa femme, le Prince Geraint a passé le plus clair de son temps à la cour du Roi Arthur, en quête d'action et d'aventure.
Sir Geraint a été tué durant une bataille où il combattait au côté du Roi Arthur.
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# Posté le mardi 28 septembre 2004 09:20

Tristant et Iseult

Tristant et Iseult
Je ne sais pas qui à écrit ce texte, mais il est vraiment bien fait ^^ quoi qu'un peu long ;p j'espère que ça ne vous découragera pas pour le lire, l'histoire en vaux vraiment le coup :)


/!\ Dans ce texte, Iseult est écrit "Iseut"

L'action se situe en des temps fort anciens, après la chute de l'empire romain, mais avant le couronnement de Charlemagne comme empereur d'Occident (action située vers 1150 alors que le couronnement est en l'an 800).

Dès sa plus tendre enfance, Tristan, fils de Rivalen, roi du loonois, et de Blanchefleur, soeur du roi Marc de Cornouailles, est instruit dans la science des armes par l'écuyer familial Gorvenal. A la mort de ses parents, Tristan est élevé par son oncle Marc. Il fait l'admiration de tous, tant il est brave et sait jouer de la harpe. Il libère ce pays du tribut que lui imposait le Morholt, beau-frère du roi d'Irlande et redoutable guerrier, en le tuant sur l'île de Saint-Simon. Tristan grièvement blessé se rend sur une barque sans voiles ni rames et dérive jusqu'en Irlande. La reine accourue à son chevet, et bien qu’elle ait découvert en lui le meurtrier de son frère le Morholt, le guérit par enchantement et lui confie sa fille, Iseut la blonde pour qu'il l'initie à la musique.

De retour auprès du roi Marc, il reçoit mission de ramener la jeune fille à laquelle appartient un cheveu d'or qu'une hirondelle laissa tomber et trouvé par le souverain dans son jardin. Tristan l'identifie comme venant de la chevelure d'Iseut et repart en Irlande. Tristan débarrasse le pays du serpent crêté et confond ainsi un sénéchal qui s'arrogeait cette victoire afin d'épouser Iseut. Tristan demande en récompense la main d'Iseut pour le roi Marc.

Sur la nef, Tristan et Iseut boivent par erreur le philtre d'amour, destiné à Marc et Iseut. Tristan et Iseut s'abandonnent l'un à l'autre. Lors de la nuit de noces, Brangien se substitue à Iseut, pour faire croire à une virginité. Iseut voudra ensuite faire disparaître ce témoin gênant mais les deux femmes se réconcilieront.

Tristan avait pour compagnon et pair un vassal de noble famille nommé Kariado. Par une nuit d'iver Kariado surpris les deux amants gisant sur le lit de la reine. Il avertit donc le roi Marc, mais ce dernier aveuglé par l'amour qu'il portait à Iseut, ne douta pas de la bonne foi de sa femme.

Un jour que Tristan était parti à la chasse, un baron irlandais accoste au port de Tintagel. Après un subterfuge, il arrive à prendre Iseut au roi Marc pour un laï de harpe. Tristan en revenant de la forêt apprend la nouvelle. Tristan reconquiert la reine par la rote.

A la suite de nouvelles dénonciations, Tristan est obligé de quitter le royaume. Exilé dans la forêt, il apprend que la reine doit passer près de son repaire. Il taille une planchette de coudrier sur laquelle il inscrit son nom car c'était un signe convenu entre la reine et lui. Iseut aperçoit le signal, rejoint un instant Tristan, le laissant dans l'espoir que Marc le rappellera bientôt à la cour. Brangien profite de cette aventure pour convenir d'un nouveau stratagème avec Tristan pour rencontrer secrètement la reine pendant la nuit.

Le roi alerté par de nouvelles dénonciations décide, lui-même, de surprendre les deux amants. Dans un arbre, il guette les amants qui se sont aperçus de sa présence en découvrant le reflet de son visage dans une fontaine. Ils tiennent alors un discours truqué par lequel Tristan regagne un temps la confiance du roi à qui il offre toutes ses richesses et peut revoir librement la reine.

Mais Frocin et trois barons qui haïssent Tristan ourdissent un nouveau piège : on étend de la fleur de farine autour du lit de la reine. Tristan qui a surpris le manège, franchit d'un bond l'obstacle, mais une blessure qu'il a reçu le matin même à la chasse se rouvre, et des traces de sang sur les draps le confondent, Marc prend en flagrant délit les amants. Ils sont condamnés au bûcher. En chemin, Tristan persuade ses gardiens de le laisser prier dans une chapelle qui domine le rivage, puis Il saute par une fenêtre du choeur. Pendant ce temps, Iseut, malgré les lamentations du peuple de Cornouailles et l'intervention rigoureusement argumentée de Dinas le sénéchal, est conduite au bûcher. Secondé par son fidèle écuyer, Gorvenal, Tristan libère la reine au moment où elle allait être livrée au chef d'une horrible troupe de lépreux, et tous trois s'enfuient dans la forêt du Morois.

Ils survivent grâce au talent de chasseur de Tristan et au dévouement de Gorvenal. Le chien Husdent les rejoint et Tristan le dresse à chasser à la muette.

Traqués, affaiblis, peu à peu démunis de tout, ils rencontrent un jour l'ermite Ogrin qui les incite au repentir ; mais ils se récrient, s'ils s'aiment ce n'est point leur faute, et ils se ressentent innocents. Malgré l'aspre de vie qui est la leur, ils goûtent dans le Morois un bonheur intense.

Deux ans ont passé depuis que les amants se sont réfugiés dans la forêt. Alors que Gorvenal a tué l'un des trois barons, les amants, épuisés, se sont assoupis. Un forestier les découvre et les dénonce. La vision de l'épée nue que Tristan a placé par hasard entre leur corps désarme le bras de Marc lorsq'u'il les surprend si chastement endormi : il s'en va sans les éveiller, après avoir laissé sur place sa propre épée, son gant et son anneau, probables symboles de son pouvoir.

Au bout de trois ans l'effet du philtre commence à se dissiper, et les amants se découvrent dans leur condition réelle de proscrits oublieux de leurs devoirs sociaux. Ils vont de nouveau consulter Ogrin, qui après d'assez longs pourparlers, ramène Iseut au roi. Tristan est condamné à quitter le royaume. De fait, s'il rend bien la reine à son époux devant une assistance en liesse, Tristan se réfugie dans la forêt et promet à Iseut de ne pas s'éloigner et de la rejoindre au premier appel. Le fidèle Périnis sert de messager entre la reine et lui.

Les trois barons cependant, dont l'hostilité n'a pas désarmé, obligent Marc à soumettre la reine à un serment purgatoire ou escondit. Iseut fait mander le roi Arthur et sa cour pour être les témoins de sa parole. Elle ordonne à Tristan de se déguiser en lépreux. Elle choisit comme lieu de son serment la blanche lande, proche des marois du mal pas. Le jour de l'épreuve, Tristan la porte sur son dos pour traverser le bourbier. Iseut peut donc jurer qu'entre ses cuisses n'entra homme si ce n'est le roi Marc et le lépreux. Plus tard, rejetant le masque de lépreux pour celui de chevalier aux armes noires, Tristan se débarrasse, dans le tournoi qui suit, de quelques-uns uns de ses ennemis.

Tristan exilé en Armorique après avoir tué deux traîtres consent à épouser Iseut aux blanches mains, soeur de son compagnon Kaherdin. Mais Tristan décide de ne pas consommer son mariage, déclarant à sa femme qu'il souffre d'une ancienne blessure. Lors d'un pèlerinage Iseut aux blanches mains apprend à son frère qu'elle est encore vierge (l'eau hardie). Devenu fou furieux, Kaherdin demande des explications. Tristan lui conte son aventure. Comme pour s'assurer de l'histoire les deux hommes partent en Cornouailles !

Pendant ce temps Cariadec, un ennemi de Tristan, qui aime Iseut révèle à celle-ci que son amant a épousé une autre femme. A leur arrivée, ils aprennent que le roi et la reine font un voyage. Tristan et Kaherdin attendent le cortège de la reine. A ce moment Kaherdin aperçoit la beauté d'Iseut et comprend pourquoi Tristan n'a pas consommé le mariage d'avec sa soeur

Tristan usa donc d'un nouveau stratagème pour revoir sa bien-aimée plusieurs fois. Mais les derniers ennemis de Tristan avaient flairé son retour et avaient alerté le roi. Après un nouveau piège Iseut ordonne à Tristan de partir car elle ne lui portait plus d'amour.

De retour en Armorique Tristan devient fou. C'est ainsi qu'il trouve un endroit où personne ne s'aventure car un être monstrueux y habite. Il parvient à en faire son esclave et exige une demeure dédiée à Iseut la blonde en installant une salle aux images.

Un jour un combat qu'il livre en petite Bretagne lui est fatal : blessé une nouvelle fois, par une arme empoisonnée, il demande que l'on envoie chercher Iseut. Il convient avec le messager que s'il la ramène, il hissera une voile blanche et, en cas d'échec une voile noire.

Lorsque le bateau est en vue, Iseut aux blanches mains qui avait tout entendu, déclare mensongèrement que la voile est noire. Tristan se laisse mourir, et Iseut, enfin débarquée, court mourir de désespoir dans le lit de Tristan. Les deux corps furent renvoyés au roi Marc.

A grand honneur, parmi les lamentations du petit peuple, il fit mettre en terre près d'une chapelle les corps des deux amants. Sur la tombe d'Iseut il planta un buisson de roses rouges et sur celle de Tristan un cep de noble vigne. Les deux arbustes grandirent ensemble et leurs rameaux se mêlèrent si étroitement qu'il fut impossible de les séparer, chaque fois qu'on les taillait, ils repoussaient de plus belle et confondaient leur feuillages.

# Posté le mardi 28 septembre 2004 09:28

Modifié le vendredi 18 janvier 2008 12:17

Les dragons

Les dragons
Sources :
le site de Gala (sur lequel j'ai trouvé la majeur partie de mes informations sur les chevaliers)
L'encyclopédie du fantastique, tome I
Les Dragons et autres maîtres du rêve
Wikipédia
Sources diverses.

Introduction aux Dragons

« Tous les Dragons de notre vie sont peut-être des princesses qui attendent de nous voir beaux et courrageux. Toutes les choses terrifiantes ne sont peut-être que des choses sans secours qui attendent que nous les secourions. »
Rainer Maria Rilke
Lettres à un jeune poête.

Oserez-vous venir affronter les dragons, essayer de prendre leurs trésors? Ou bien tout simplement essayer d'apprendre de leur immense sagesse?

« Dragon » vient du grec drakos qui signifie aussi bien « dragon » que « démon ». on trouve la même étymologie dans le « drac » ou encore dans « Dracula ». Le dragon européen est donc d'essence diabolique et maléfique. Il est une créaure chtonienne, issue des profondeurs de la terre et vomissant le feu des enfers. Sa femelle, la dragonne, mène une existance si discrète qu'elle est casiment absente des mythes et des légendes dragonologiques.
En Extrême-Orient, au contraire, les dragons sont considérés encore aujourd'hui comme des créatures divines, fécondes et bienveillantes qui commandent à la pluies, aux vents, aux intempéries et veillent sur les récoltes. Ce sont eux qui sont à l'origine des grandes dinasties impériales, donnant naissance aux premiers empereurs chinois qui avaient, disait-on, du sang de dragon dans leurs veines.
Présents dans de très nombreuses mythologies (grecque, scandinave, asiatique), ils sont aussi des personnages indissociables des récits d'héroic-fantasy où l'animal est tantôt l'allié d'un Humains ou d'un Sorcier tantôt l'ennemi à abattre. Le plus souvent leur aspect correspond à celui d'un énorme reptile ailé, aux pattes griffues, dont le souffle peut être tour à tour brûlant ou glacial suivant la race à laquelle il appartient.
Pour ce qui est du monde de Féérie, il semblerait que les Dragons s'y divisent en deux « tendances » : ceux du côté sombre (avares, coléreux, cupides etc), riche de leur fortune matérielle, et ceux du côté lumineux (empreint d'une grande sagesse et de grands pouvoirs qu'ils sont prêt à enseigner à qui se présente à eux le coeur pur), dont la seule richesse est la sagesse que le passage du temps leur à offère.

/!\ Avertissement au lecteur : les caractéristiques qui vont être citées dans les articles à venir concernent uniquement les dragons de race chromatique et élemental européen. Seuls les articles sur l'apparence, le classement géographique et leur comportement envers les hommes et commun à toutes les races.

Leur apparence
(Ceci est générique. Une description plus détaillée suivra.)
Le dragon est une créature fabuleuse hybride, dont le corps est constitué de fraguements empruntés à divers animaux de la Création.
Associé aux quatres éléments de la nature (la terre – où se situent son antre ainsi que le trésor sur lequel il veille –, l'eau -où il se meut avec autant de facilité qu'un poisson –, l'air – dans lequel il vole grâce à ses larges ailes ou aux ondulations de son corps – et le feu – qu'il crache de sa large gueule.) le dragon est toutefois assimilé avant tout à la classe des ophidiens, au point qu'on peut les confondres parfois avec des serpents géants.
D'une taille souvent démeusurée (ils peuvent mesurer 6 à 60 mètres de long, parfois d'avantage, et je ne vous parle pas de l'envergure des ailes !) son corps est protégé par une carapace d'écailles invulnérables, sur laquelle se rompent lance, épée et sortillèges. Leurs pattes sont pourvues de griffes afutées comme des poignards et ils sont généralement dotés d'ailes membraneuses (pareilles à celles des chiroptères ou des chauves-souris) ce qui leur permet de s'envoler dans les airs – à noter que le décollage et l'attérissage d'un dragon européen se fait toujours à la verticale, alors que celui du dragon oriental se fait souvent à l'horizontal. La tête du dragon est souvent décrite comme hideuse, réptilliène ou féline, et pourvue d'une gueule immence abritant trois rangées de dents ; quand à ses yeux, quelle qu'en soit la couleur, ils possèdent un regard magnétique, capable d'hypnotiser et parfois de réduir en cendre la personne les regardant. On leur prête aussi une haleine ignoble (genre le rat creuvé depuis trois semaines derrière l'amigdale gauche >__>) qui se mèle aux sécrétions empoisonnées des glandes inflammatoires du monstre et qui à pour « vertue » de plonger celui qui la sent dans un profond coma.
L'on trouve aussi des dragons possédant plusieurs têtes – comme l'Hydre ou encore la bête de l'Apocalipse (7 et 6 têtes) par exemple – et le nombre semble varier de 3 à 100.

En Extrème-Orient, le Dragon à l'apparence d'un serpent géant, parfois doté de deux ou quatres pattes griffues, dont la figure de la tête est variable. Dépourvu d'aile, il vole en odulant et représente la plupart du temps l'esprit d'une rivière, d'une montagne, d'un vent...
Dans ces pays, il est rare de trouver un dragon maléfique tandis qu'en europe, le dragon semble voué à faire le mal jusqu'à l'apparition des premiers roman de fantasy et l'apparition d'un détail plus poussé des races. Ainsi, les dragons métaliques sont des créatures du bien par essence et, par là même, ils sont dépourvu des caractéristiques rabaissantes telles que l'haleine irrespriable et empoisonnée ou encore l'avarice et la perfidie.


Leur classement géographique
Sur les cartes géographiques anciennes, on avait coutume d'indiquer, là où se trouvaient des terres inconnues et encore inexplorées, la mention : « Ici demeurent les Dragons », ce qui donnaient de larges bandes de terres sans vraiment de précisions quand aux lieux réelement peuplés par les créatures fantastiques.

Cependant, il a finit par être établi une « carte » des territoires, comprenant 5 grands espace territoriaux :
- Un territoire comprenant le nord de l'Allemagne, la Scandinavie et les îles de l'Atlantique Nord, où résident les Dragons dit Teutonique (Draconis teutonica)
- Le territoire de la Grande-Bretagne, où résident les Dragons dit Britaniques (Draconis albionensus) qui se décomposerait en deux races de dragons de feu : le Draconis bipedes (Dragon à deux pattes) et le Draconis nematoda (Dragon ailé sans pattes)
- Un territoire comprenant la France, l'Italie et l'Espagne, où résident les Dragons dit Gaulois (Draconis galii)
- Un territoire comprenant l'Asie Mineure, la Grèce, l'Afrique du Nord et le sud de la Russie où résident les Dragons dit Méditerranéens (Draconis cappadociae)
- Un territoire comprenant l'Asie et l'Indonésie où résident les Dragons dit Chinois (Draconis
sinoensis
)
Il est à noter que nul dragon n'a jamais été observé en Afrique noire, en Amérique du nord, en Australie, ou dans les îles du Pacifique. Du moins, nul dragon de type Européen ou Oriental, car l'on trouve des traces de Dragons dans la Mythologie Aztèque avec Quetzacoalt, le Serpent à plumes, qui réunit pas mal de « critères dragoniques », des évocations de monstre marins dont les descriptions correspondent au – malheureusement – maigre profil que l'ont possède des Dragons d'eau dans les îles Pacifiques et de vagues références à des serpents ailés dans les cultes Africains

# Posté le mardi 28 septembre 2004 09:37

Modifié le mardi 22 mai 2007 14:35

Dragons et trésors

Dragons et trésors
L'une des fonctions principales des dragons consiste à garder les trésors. Cela est dû à la fois au caractère chtonien de l'animal, qui lui confère une connaissance parfaite des grottes et des souterrains où sont cachés les trésores, et à sa formidable attirance pour l'or.
Les dragons sont en effet connu pour leur avidité et leur avarice, lorsqu'ils découvrent un trésor, les dragons se l'approprient, se couchent dessus ou à proximité et ne bougent plus de l'endroit en question. Ils deviennent alors extrémement paraisseux et consacrent leurs journées à compter et recompter leur or, sans jamais se lasser. Ils n'en dépensent pas un sou, bien au contraire, se contentant de thésauriser leurs bien, de les augementer quand ils en ont l'occasion, et de les contempler. Parfois ils s'endorment sur leur trésor d'un sommeil qui peut durer des siècles, voire des millénaires, mais ce sommeil est si léger qu'à la moindre alerte ils se réveillent et foudroient de leur souffle l'imprudent qui tenterait de leur soustraire ne serais-ce qu'une seule pièce. Seuls certains héros prédestinés – comme Siegfied qui tua le dragon Fafnir – sont habilités à tuer ces dragons pour disposer de leurs trésors.

Symboliquement, le dragon est souvent présenté comme le « gardien du seuil » : seul l'initié brave et courageux, sans peur et sans reproche, est capable – en surmontant ses peurs – de terrasser le monstre pour acceder à ses trésors de biens et de sagesse – car les dragons sont aussi avide de savoir et de connaissance que d'or et de pierrerie.

Exemple de trésor
L'imagerie traditionnelle figure une montagne de pièce d'or... c'est oublier trop vite que le dragon n'a pas les mains fines ! Et que par conséquant, il ne peut saisir les écus. S'il en apprécie le bruissement lorsqu'il se couche sur un mételas d'or, l'animal préférera collectionner les objets précieux tels que les bijoux, les armures étincelantes, les jarres et les amphores travaillées, les coffres ouvragés...
Connaisseur, le dragon choisira des pierres précieuses de taille respectable, ne s'intéressant nullement aux diamants trop fins et taillés petit. Il se réjouira de posséder des miroirs tous plus beau les uns que les autres dans lesquels il pourra contempler les reflets de sa fortune et sera ravi de déenir des coiffes incrustées de joyaux : tiares d'or bordées d'émeraudes, diadèmes étincelants ou encore couronnes adroitement ciselées.

Déjouer la surveillance
Impossible de tromper le dragon s'il est présent dans sa demeure; ces créatures possèdent un sixième sens qui les prévient de l'arrivée d'un intrus.
Pour dérober le trésor, une fois l'antre localisé, il faut faire preuve de patience, l'observer pendant des semaines, voire des mois, noter soigneusement les habtudes du dragon, les fréquences de ses sorties, leur durée moyenne...
c'est seulement une fois toutes ces infomations réunies et la certitude aquise qu'on en sait assez pour tenter sa chance qu'on profitera de l'absence de la bête pour investir son repère.

Voler la bête
Le choix devra se faire d'instinct, car le temps est compté : le voleur doit agir de façon efficasse et jeter son dévolu sur des objets de valeur, tout en gardant à l'esprit qu'il devra les emporter dans sa fuite ! Chercher à emmener un coffre plein d'or est une erreur ! Il est en effet très difficile de battre des records de course à pied avec un handicap de 500 kg...
Si le fuyard est pris en chasse, il devra faire montre d'une extrème intelligence pour échapper à la fureur du dragon. Abandonner le trésor est une solution, mais seulement si c'est à la croisée d'un chemin : le dragon sera alors tenté de s'arrêter pour éviter qu'un autre brigand ne s'en empare.
Abimer le trésor d'un dragon équivaut aussi à signer son arrêt de mort.

# Posté le mercredi 29 septembre 2004 16:37

Modifié le mardi 22 mai 2007 14:03

Dragons et Princesses

Dragons et Princesses
Image tirée de ce site.

Malgré leur tempérament sauvage et peu commode, les dragons sont attirés par les femelles des hommes, notament les jeunes vierges et les jolies princesses. À la condition qu'une de ces pucelles leur soit livrée à date fixe – généralement une fois par an – les dragon acceptent de conclure avec les hommes un pacte de neutralité, en évitant de dévorer les troupeaux et de mettre à sac la réagion, comme ils en ont le pouvoir et l'appétit.
Le choix de la victime se fait en priorité sur la plus jeune et la plus belle fille du roi de la contrée – car telle est l'exigence du dragon. La pauvre enfant est exposée, nue, à l'extérieur de la ville, liée par les chevilles et les poignets à un poteau afin qu'elle ne puisse s'enfuir. C'est là que, à la nuit tombée, vient la rejoindre le terrible monstre.
La plupart des récits affirment que les dragons dévorent leurs proies féminine, mais il est permit d'imaginer les prémices perverses auxquelles s'adonnent les horribles monstres avant de croquer la chair tendre de la jeune effarouchée. Il semble que cette coutume se réfère à de très anciens rituels de hiérogamie, par lesquels une vierge doit être périodiquement sacrifiée à une divinité redoutable afin que son peuple s'en concilie les faveurs. En échange de ces mariages monstrueux, les dragons tout puissant accordent à la communauté des hommes leur protection contre les fléaux et les intempéries ainsi que leur fécondité pour les moissons ou la reproduction des bêtes.

Cette symbolique archétypale s'est conservée dans la fête chrétienne des rogations, dont l'origine remonte au Moyen-Age. Cette fête traditionnelle, destinée à assurer la fertilité des récoltes, consiste en une procession populaire accompagnant un dragon d'osier couvert de fleurs, de guirlandes et de rubans colorés, la gueule largement ouverte et la queue fouaitant l'air autour de lui, à la grande joie des villageois qui lui jettent au passage du pain et des fruits.
Isidore de Séville (vers 530-636) insiste en effet dans son Etymologiae sur la force résidant dans la queue du dragon : « Il a une crète, une petite gueule et d'étroits conduits par lesquels il resprire et sort sa langue. Sa force résode non pas dans ses dents, mais dans sa queue, et c'est moins sa gueule que ses coups qui sont nuisibles. Il nait en Ethiopie et dans l'Inde en pleine fournaise d'une chaleur torride et ininterrompue »
Marie-France Gueusquin souligne dans son Mois des Dragons le caractère sexuel de cette particularité anatomique, venant à l'appui des rituels païens de la fécondité : « Les textes litturgiques du Moyen-Age ont bien mis en valeur que la puissance du dragon réside, non dans son dard venimeux, mais dans sa queue. Il est précisé que, lors des deux premiers jours des rogations, le dragon mène fièrement le cortège, la queue dressée et enflée ; le troisième jour, il suit, soumis et honteux, à l'arrière, la queue basse et dégonflée. »
A noter que dans la symbolique médiévale, les deux premiers jours signifient les deux époques où reignent le diable-dragon, le dernier jour étant celui où le Christ à triompher. En traduction rapide cela se résume au triomphe de la vertue sur les pulsions sexuelles.

# Posté le mercredi 29 septembre 2004 16:44

Modifié le lundi 20 novembre 2006 08:50